• Soldats allemands à Paris en 1940. 

     

    Les soldats allemands adoraient Paris et ses plaisirs : magasins chics, restaurants, cabarets… Réédition d'un journal destiné à les informer sur les plaisirs de la capitale.

    En jetant un dernier regard sur Paris, le 8 août 1944, Ernst Jünger note dans son 

    Journal parisien : «Les villes sont femmes et ne sont tendres qu'aux vainqueurs.» Il songe évidemment à la capitale française.

    Dieu sait si les Allemands l'ont bien aimée durant la guerre et combien ils ont regretté de devoir la quitter. Jusqu'en 1944, un séjour à Paris était synonyme de vacances et de plaisirs. Le «Grand Paris» a été l'objet de toutes les vénérations, car il faut bien avouer que, pour ceux qui étaient alors du côté du manche, c'est-à-dire quelques collaborateurs et surtout les forces d'occupation, la vie parisienne avait quelque chose de savoureux. Aussi, pour faciliter l'existence de l'occupant, les Allemands ont-ils publié un magazine bimensuel, siégeant sur les Champs-Élysées, notamment destiné, comme l'indique son sous-titre, à savoir «que faire à Paris?» (Wohin in Paris ?). 

     

    Une vie rêvée

    Les éditions Alma ont eu la judicieuse idée d'en publier certains extraits qui permettent de mieux entrer dans le quotidien de ces années 1940-1944.

    Le Guide allemand de Paris  informe ses lecteurs de tout ce qui est intéressant dans la capitale. On y évoque des questions pratiques (le métro, les musées, les courses hippiques, etc.), mais aussi les expositions, les grands magasins chics.

    Le journal allemand fait les louanges de certains acteurs français, comme Fernandel ou 

    Jean Marais, il apprécie particulièrement les chansons de Piaf, de Trenet et de Maurice Chevalier («un vrai Titi parisien», en français dans le texte).

    La culture plus traditionnelle n'est pas oubliée, avec notamment des«anecdotes historiques sur Paris» destinées à capter «l'esprit» de la capitale. Mais ce sont évidemment les cabarets, les théâtres (on vante Les Mouches de Sartre, même si le journal déplore la longueur de la pièce), les Folies Bergère et surtout les restaurants à la mode qui ont les faveurs du guide. Maxim's est notamment très couru.

    Göring avait songé à réserver l'institution aux seuls ­Allemands. Il en fut dissuadé par les nazis eux-mêmes. Comment s'amuser à Paris sans les Parisiens? Arno Breker affirme que jamais avant et après l'Occupation le grand lieu de rendez-vous parisien ne fut aussi brillant.

    Évidemment, ce guide étrange et fascinant décrit une vie rêvée qui était fort loin du quotidien de la plupart des Parisiens de l'époque.

    Ce que résume à merveille le mot de Galtier-Boissière à l'occasion du ­retour des cendres de l'Aiglon aux Invalides:

    «Les Parisiens qui ­crèvent de froid préféreraient du charbon à des cendres.» 

    Où sortir à Paris? Le guide du soldat allemand 1940-1944. Alma, 160 p., 19 €. 

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  • Modes et Travaux - Novembre 1942

     
     
    1942 
     
     
     
    En pleine période de guerre, la mode reste vivante.
    Une belle couverture, signée Mourgue, dont le ciel très assombris fait le parralèle avec les angoisses de cette période troublée.
     
     
    In the middle of the second world war periode, fashion is still alive in france.
    Here is a beautiful cover, signed by Mourgue, with a very dark sky, picturing the many fears of this troubled period.
     
     
     
    Dessin, drawing by Mourgue 1942
     
     
     
     
    Collection Haute Couture 1942 
    Croquis de mode, tenues par Anny Blatt, Madeleine de Rauch, Jacques Heim, Jacques Fath, et Raphael
     
     
     
     
    Collection Haute Couture 1942
    Croquis de mode, tenues par Maggy Rouff, Worth, Lanvin, Lelong et Paquin



    Croquis de mode 1942 signés MLM
    Robes  drapées et tailleurs pour l'après midi.
    1942 Fashion illustrations, signed by MLM.
    Evening draped dresses and suits.



    Manteaux et tailleurs d'automne. Croquis de mode1942 signés MLM.
    Automn coats and suits. 1942 fashion illustration signed MLM




    Superbes redingottes, style demanteaux très  à la mode pendant les années de guerres.
    Croquis de mode 1942 pour patrons couture.
    Wonderful redinottes, very fashionable coats style during the war years.
    1942 fashion illustrations for couture patterns.





    Croquis de mode 1942 pour patrons de chemisiers et de tailleurs.
    fashion illustration for tops and suits patterns in  1942


     
     
     
     
     
     
    Conseils pour agrémenter les robes avec des motifs matellassés.
    Piece of advice to embelish dresses with quilted patterns. 
    Patrons mode et travaux 1942
     
     
     
     
     
    D'autres conseil pour agrémenter une ancienne tenue par des broderies de coton.
    Other advices to embellish une old outfits by coton embroideries
    Patrons modes et travaux 1942.
     
     
     
     
    Tenues pour jeunes filles, croquis de mode pour patrons 1942
    Outfits for  1942 teenager girl patterns.
     
     
     
     
     
    Confort et elegance pour la maison, la coupe de ces tenues d'ingérieur est aussi belle que celle des manteaux et des vestes de tailleur.
    Patrons pour tenues d'intérieur 1942.
    Cosy and elegant garment for staying at home. Those are the same beautiful cut as the regular coats and suits.
    Pattern 1942
     
     
     
    Patron 1942 pour un pull et un cache coeur.
    1942 patterns for a some pullovers.
     
     
    SOURCES
     
    http://modesperdues.blogspot.fr/2012/11/modes-et-travaux-novembre-1942.html
     
     
     
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    La petite Annie

     

     

    Vous vous souvenez certainement avec tendresse de certains livres qui ont bercé votre enfance, leurs dessins restent gravés dans votre mémoire et leurs histoires pleines de bons sentiments vous font encore maintenant chaud au cœur.

    Pour moi, c’est le cas avec la Petite Annie, bande dessinée qui n’est plus éditée depuis des décennies (elle date des années 1950).

     

    J’ai conservé religieusement le recueil d’histoires dont sont extraites les vignettes ci-dessous, il a été rafistolé pour ne pas tomber en lambeaux, et des pages jaunies se dégage un doux parfum d’antan…

    You surely remember with tenderness some books that have rocked your childhood, their designs are etched into your memory and their good feeling stories are still now heart-warming.


    For me, it’s the case with La petite Annie, comic strip that is no longer published (it dates from the 1950’s). I kept religiously this collection of stories from wich come from the thumbnails below, it has been patched to avoid falling pieces, and from the yellowed pages emerges a sweet perfume of the past …

    http://www.rockygirlparis.fr/2011/12/04/la-petite-annie/

     

    J’apprécie particulièrement la douceur des traits avec lesquels sont dépeints les personnages :

     

    Annie, jeune orpheline et les deux vieillards milliardaires qui affichent paradoxalement un train de vie tout à fait simple.

     

     


    PS : Toute ressemblance avec une petite fille et son chien ne sont peut être pas fortuites. Mon inconscient a dû être influencé !

    I particularly appreciate the gentle strokes with which the characters are portrayed: Annie, a young orphan and the two old billionaires who paradoxically show a lifestyle quite simple.

     


    PS: Any resemblance to a little girl and her dog are probably not accidental. My subconscious must have been influenced!

     

     

    La petite Annie

    La petite Annie

     

     

     

    Encore aujourd’hui, j’apprécie les BD en noir et blanc, les sketchbooks et le dessin old school :

     

    la colorisation me semble parfois atténuer la dynamique du crayonné.

     

     

    Alors voilà, pour que La petite Annie ne figure plus tout à fait dans le rayon des BD oubliées, je lui dédie cet article.

    Et vous, quels sont les livres qui ont marqué votre enfance ?

     

     

    Even today, I appreciate comic strips in black and white, sketchbooks and old school drawing : coloring seems to alleviate the dynamics of the pen.

    I’ve written this post about La petite Annie in order not to let it remain in the range of the forgotten books.

     

    And you, what are the books that have marked your childhood?

     

     

    Sources

    http://www.rockygirlparis.fr/2011/12/04/la-petite-annie/

     

     

     

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    Que signifie dans cette période être débrouillard ?

     

    Faire un marché pour une mère de famille est un véritable parcours de combattant et un défi quotidien.

     

    Chaque jour elle est confrontée aux rationnements et aux restrictions.

     

    La viande est rare, les épluchures fines donneront du goût au potage clairet du soir. On boit de la chicorée à la place du café et, avec le fond de la tasse, les femmes se teignent les jambes pour remplacer les bas et dessinent ensuite la couture au crayon gras.

     

    On redécouvre la tourbe qui remplace le charbon; le gazogène permet à quelques automobilistes privilégiés ou prioritaires de se passer de l’introuvable essence. Les autres retrouvent la bicyclette. Paris est envahi par les vélos parfois transformés en vélo-remorque, en vélo-taxi…Sur les balcons, on fait pousser de la salade, et le Jardin des Tuileries  est transformé en potager. 

     

    RATIONNEMENT

    En raison de l'arrêt des échanges commerciaux, pendant la Guerre et l’Occupation allemande, la France connaît, dès 1941, une période de manque qui va déboucher sur la mise en circulation de cartes de rationnement. Ces cartes limitent les quantités de produits disponibles mis en vente.

     

     

     

    La première carte, mise en place le 1er juillet 1941, concerne les textiles.

     

    La seconde, un mois plus tard, vise le tabac.

     

    L'alimentation suit. Dès la fin 41, tous les biens de consommation ne peuvent être acquis qu'en échange de tickets attribués aux citoyens, en fonction de la catégorie à laquelle ils appartiennent :E pour les nouveaux-nés, V pour les vieillards, sans oublier pour les jeunes, J, ni les adultes actifs, A....

     

    Il faut préciser que ces tickets n'exonèrent pas les citoyens de payer les produits. Le rationnement se poursuivra pendant plusieurs années, après la Libération de la France.


    CARTE de RATIONNEMENT


    Durant la  Guerre, un quota strict est attribué à chaque personne. Des cartes permettent d'acheter chez les commerçants, si ces produits sont disponibles et que l’on a de quoi les payer, des fournitures comme le tissu et les denrées alimentaires en quantité limitée.

    Les femmes enceintes et les enfants en bas âge ont droit à des quantités plus importantes. Il existe des cartes pour pratiquement toutes les denrées : alimentation (lait, pain, viande) mais aussi pour le tissu, le papier, les semences.


    MARCHE NOIR :
    terme utilisé pour désigner le commerce illicite mais largement pratiqué en période de contrôle des prix et de rationnement. « Beurre œuf, fromage» est l’ancien sigle du commerce de ces produits.

     

    Il désigne aussi bien le grossiste des Halles que le détaillant crémier de ces produits.

    Son sens devient péjoratif pendant l’occupation, période ou les cartes de rationnement sont très recherchées au marché noir. Par extension, BOF désigna une personne s'enrichissant grâce au marché noir pendant ces années.

    Le marché noir c’est certes quelques  œufs échangés contre une paire de chaussures, mais c’est aussi des fortunes bâties sur la pénurie, les nouveaux marchés à satisfaire et sur la demande colossale pour faits de guerre.

     

     

     

     


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    La VIE QUOTIDIENNE la VIE A PARIS, sous l'OCCUPTION, particulièrement BRILLANTE pour les parisiens,, acteurs, écrivains, ..

     

     

     

     

    BREST  - Synagogue transformée en maison close pour les ALLEMANDS

     

    La vie parisienne sous l'occupation allemande fut particulièrement brillante malgré les contraintes, les angoisses et les périls du moment. Il ne s'agissait pas nécessairement de frivolités mais du besoin de s'évader de la dure réalité quotidienne et de maintenir le prestige de l'ex-Ville Lumière.

     

    Des soldats allemands devant le MoulinRouge juin 1940

     

     

    Il ne faut pas oublier, en effet, qu'entre 1940 et 1944, le cinéma, le théâtre, les lettres, la musique, les ballets et la chanson brillèrent de feux d'autant plus étincelants qu'ils avaient l'éclat de la fierté, de l'insolence et parfois de la révolte.

     

     

     

     

    Est-il nécessaire de rappeler que ce fut durant cette période que le cinéma français poursuit les Visiteurs du soir, le Corbeau, L'Eternel Retour, Les Enfants du Paradis et que le théâtre révéla Eurydice et Antigone de Jean Anouilh, La Reine Morte de Montherlant, Huis Clos de Sartre, Le Soulier de satin de Claudel et le premier drame de Camus ? 

     

     

     

     

     

    En même temps les ballets de Serge Lifar triomphaient à l'Opéra, Braque et Matisse exposaient au Salon d'Automne et le Requiem de Berlioz était interprété, sous la direction de Charles Münch, pour la première fois, par six cents musiciens selon le voeu exprimé par son auteur.

     

    Certains autres aspects du Paris occupé sont aussi évoqués.

     

     

     

    Ceux qui ont trait aux salons mondains, aux cabarets, à la prostitution et à la grande bouffe des profiteurs du marché noir.

     

     

    D'autres, enfin, restituent le panorama artistique constitué par le cirque, la peinture, les lettres, la radio et même la télévision, alors au berceau.

     

     

     

     

     

    Il est surprenant de constater, par exemple, que l'appétit de lecture ait doublé de 1938 à 1941 et qu'en 1943 la France ait figuré en tête des pays producteurs de livres par le nombre des titres publiés. 

     

     Sortie de la messe, église de la Madeleine.

     

     

    La peur, la faim, le désir de briller, de vivre et surtout de survivre, éprouvés par les uns, n'excluaient pourtant pas chez les autres le sens de la dignité, de la retraite et d'une opposition plus ou moins apparente. 

     

     

     

     

    C'est cet univers pittoresque et parfois ahurissant que reflète La Vie parisienne sous l'Occupation, conçu par Hervé Le Boterf comme un reportage vécu dans le passé de sa jeunesse.

     

     

     

     

    Agrémenté de mille anecdotes cocasses ou dramatiques, mais aussi de jugements critiques, ce livre constitue un document objectif du plus grand intérêt sur un aspect insolite et pratiquement méconnu de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale.

     

     Café Le Pam-Pam, angle du boulevard Saint-Michel et de la rue Monsieur Le Prince.

     Angle Boulevard Saint Michel Paris

    Café “Le Pam-Pam”, angle du boulevard Saint-Michel et de la rue Monsieur Le Prince. Photographie André Zucca. Bibliothèque historique de la Ville de Paris.

     

     

     

     

     

    http://embruns.net/carnet/autres-sujets/paris-sous-loccupation.html

     

     

     

     

     

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    De 1940 à 1950:

    Ayant déjà expérimenté un système de rationnement une vingtaine d'années plus tôt, il a été relativement facile pour les autorités de mettre un place un système s'inspirant de celui -ci.

    Un Ministère du ravitaillement fut créé.

     

    Le dimanche 10 mars 1940, un décret et un arrêté interministériel paraissent au journal Officiel, fixant la date du recensement et les conditions d'établissement des cartes de rationnement, impliquant que chaque personne doit remplir une déclaration le 3 avril au plus tard afin d'être classé dans une des catégorie prévue pour l'alimentation et le charbon.

     Image

    Le 5 mars, un nouveau décret fixe les restrictions sur la viande.

    Le boeuf, veau et mouton sont interdits à la vente en boucherie trois jours consécutifs par semaine; la viande de charcuterie pendant deux jours et la viande de cheval, mulet et âne pendant une journée.

     

    Toujours en mars, des décrets imposent la fermeture des pâtisseries et l'interdiction de la vente d'alcool.

     

    Les premières cartes de rationnements sont distribuées dès octobre 1940 pour les produits de base: pain, viande, pâtes, sucre. 

    Comme vous pourrez le constater avec les documents d'illustration, le rationnement s'est mis en place par le biais de cartes d'alimentation et de tickets.

     

    La population Française (à l'exception des militaires) était partagée à l'origine en sept catégories.

    A chacune correspondait une carte spécifique:

    Arrêté du 20 octobre 1940, publié au J.O du 23  octobre, page 5395.

    Catégorie E:  Enfants des deux sexes  âgés de moins de trois ans.

    Catégorie J1:  Enfants des deux sexes âgés de trois à 6 ans révolus.

    Catégorie J2: Enfants des deux sexes âgés de  6 à 12 ans révolus.

    Catégorie A: Consommateurs de 12 à 70 ans 

    ne se livrant pas à des travaux de force.

    Catégorie T:  Consommateurs de 14 à 70 ans se livrant à des travaux pénibles nécessitant une grande dépense de force musculaire.

    Un arrêté du 11 décembre 1940, publié au J.O. du 12 décembre, page  6103 fixe les travaux, professions, emplois et situations spéciales dont les consommateurs peuvent se prévaloir pour être classé en catégorie T.

    Catégorie C: Consommateurs de 12 ans et sans limite d'âge se livrant personnellement aux travaux agricoles

    Catégorie V:  Consommateurs de plus de 70 ans dont les occupations ne peuvent autoriser un classement en catégorie C.

    Plusieurs changements interviendront ultérieurement dont la création de la catégorie J3:

    Catégorie J3 : les jeunes de 13 à 21 ans ainsi que les femmes enceintes. *

    Selon les catégories ci-dessus, les rations journalières oscillaient entre 100 et 350 grammes par jour pour le pain; de 180 grammes par semaine pour la viande; de 500 grammes de sucre par mois. Le lait était réservé aux catégories E,J et V. Le vin était réservé à la catégorie T, etc.

    Exprimé en rations journalières individuelles, on a en moyenne: 250 grammes de pain, 25 grammes de viande, 17 grammes de sucre, 8 grammes de matière grasse et 6 grammes de fromage.

    Avec un tel rationnement, la nourriture d'un homme ne dépasse pas 1200 calories/jour alors qu'il est généralement admis qu'il en faut 2400!

    En janvier1941, la vente du café pur et succédanés purs sont interdites.

    Seuls les mélanges agréés peuvent être vendus.

    C'est également le mois de la mise en place de tickets de rationnement pour le charbon, en trois couleurs différentes correspondant aux critères suivants:

    (rouge: prioritaire, pour les foyers ne disposant pas de gaz ou électricité pour cuisiner;

     

    violette: prioritaire, réservée aux foyers sans gaz ou électricité et ayant des enfants de moins de 6 ans ou des vieillards de plus de 70 ans;

     

    jaune: attribuée à tous les foyers, mais ne pouvant servir que s'il restait un tonnage de charbon disponible après avoir servi les foyers titulaires de cartes rouges et violettes)

    Mi Février 1941, institution du rationnement pour les vêtements et autres articles textiles avec mise en place de bons d'achat et autorisations spéciales.

     

    Il y a 3 catégories:

    1) enfants de moins de trois ans (E): délivrance de droit pour les besoins normaux. - 2) enfants de 3 à 17 ans (J1 + J2 + J3 partiel)  délivrance de bons en cas de besoins urgents justifiés. -

    3) Toutes personnes de plus de 17 ans: Aucun bon d'achat, sauf en cas de mariage, grossesse, deuil ou retour de captivité.

    En mars 1941, création de bons d'achat spécifiques pour les femmes enceintes, regroupant les besoins d'un enfant de moins d'un an.

     

    Une liste très précise est établie comportant entre autres: 3 langes en coton, 24 couches ou triangles, 2 langes en laine, 6 brassières de laine premier âge, 100 grammes de laine à tricoter, etc....

    Pour éviter  une certaine confusion ou tricherie, des règles d'équivalence sont progressivement mises en place.

    Par exemple, la vente de boudin renfermant de 8 à 12% de lard gras est autorisé contre la remise d'un ticket de 10 grammes de matières grasses pour 100 grammes de boudin!

    En ce qui concerne le pain, la ration journalière descendra à 275 grammes jour en 1942. Ce pain (de régime!) était constitué de farines de maïs, fève, seigle ou orge auquel on ajoutait des brisures de riz.

    La couleur des tickets variait en fonction du produit: violet pour le beurre, rouge pour le sucre, brun pour la viande, vert pour le thé ou le café.

    Pour la période 1943 - 1944,

    le manque de produits est tel que de nombreux coupons ne furent pas utilisés! Il fallait se débrouiller pour survivre....

     

    Le marché noir

    ( marché parallèle) était en plein développement.

    On cultiva a domicile tout ce qui était possible, dans des bacs sur les balcons, dans les cours, rebords des fenêtres etc.

    Le café était remplacé par la chicorée ou de l'orge grillée.

    Les carnets de tickets avaient une validité de six mois; Ils devaient obligatoirement porter le tampon de la ville du domicile.

     

    Tous les achats particuliers étaient notés au dos des carnets: textiles, charbon etc. ainsi que le cachet de l'épicier attitré.

     Pour le pain, le système des tickets perdura jusqu'en 1949.

    Les commerçants devaient, chaque mois faire l'inventaire des tickets reçus de leurs clients pour pouvoir se réapprovisionner auprès de leurs fournisseurs.

     

    Des fermetures sont imposées, principalement aux bouchers/charcutiers des villes dépassant leur quota d'abattage, pour s'assurer que les quantités vendues correspondent aux bons de réapprovisionnement.

    Enfin, les prix n'ont cessé d'augmenter pendant la guerre, plus rapidement que les salaires.....

     

     

    (1)      

    Carnet de ravitaillement: couverture

    (1)           

    Intérieur du carnet de ravitaillement pour le classements des tickets/coupons

          

    Carnets d'inscription en 1943: mon père, ma mère, ma grand mère maternelle et....moi

       

    Carte pour les vêtements et articles textiles

       

    Carte pour le vin. Chaque case était poinçonnée à l'achat d'une bouteille

                       

    Carte familiale de distribution r/v - Carte de charcuterie

           

    Denrées diverses: carnet de tickets valables en juillet 1944 -  Tickets pour des pommes de terre: 01/03 au 31/08 1944 et 01/09/1943 au 29/02/1944.

    Carnet de coupons d'achat pour chaussures et articles textiles - 1942

        (1)     

    A gauche, coupon d'achat du 27 juillet 1944 pour une paire de chaussures pour ma grand mère. Coupon non utilisé probablement parce que la famille a été évacuée sur Saintes avant les bombardements de Royan. - à droite: autre exemple.

    Pour pouvoir bénéficier des tickets de rationnement, il était nécessaire de prouver que l'on était bien domicilié dans la ville où la demande était faite (concerne ma mère).

        

    La loterie des "gueules cassées" pour les plus grands invalides de guerres: aveugles, amputés, trépanés

    * Pendant la guerre et jusqu'à la fin des années 40 on appelait encore les adolescents des J3 ou encore  zazous ceux qui aimaient le jazz américain et/ou s'habillaient avec des vestes très longues ou avec ostentation.....

    * * * * * * *

    Exemples de tickets jusqu'en 1949:

                                   

    Boissons: octobre 1946  - Denrées diverses: Juin 1948  - Pain: mars 1949 

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    (1) :  Exemples de cartes ou tickets de rationnement qui m'ont été aimablement communiqués par Claude Jean Blanchard.,

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    otodtFr.jpg (57405 octets)

    Tickets de rationnement pour les soldats de la Wehrmacht en France - Tampon de l'organisation TODT, Marseille

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    Personnellement, je me souviens plus de la saccharine que du vrai goût du sucre pendant ma période J2! Je me souviens aussi que mon grand père fumait alors des feuilles d'eucalyptus à la place de tabac, que le très bon café était en fait de la chicorée , que la consommation de rutabagas (non rationnés) n'était pas très folichonne et que les topinambours au bon goût de fonds d'artichauts généraient de grands concours du meilleur bruiteur dans les cours de récréation et ailleurs.....Quelques bons souvenirs toutefois: la distribution de biscuits vitaminée en classe et les rares, très rares fois où il y avait des bananes séchées: quel régal! Je me souviens aussi, lorsque mes parents pouvaient avoir un poulet vivant, probablement hors restrictions....le grand régal était une espèce d'omelette  faite avec le sang du poulet, des herbes et des croûtons de pain  dont j'étais le principal bénéficiaire ...

     

    Quand on pouvait avoir des oeufs, je devais faire deux petits trous et les gober tout crus, c'était parait-il bon pour la santé!  Je me souviens aussi que ma mère faisait bouillir du lait apporté par un fermier voisin. Je regardais toujours avec beaucoup d'attention l'accumulation de la crème qu'elle mettait dans un bol, car quand il était plein, cela signifiait que nous allions manger un gâteau au goût extraordinaire....

     

    enfin, c'est le souvenir que j'en ai! Mon grand père, écologiste avant l'heure,et par nécessité, entretenait son grand jardin avec le contenu des toilettes situées dans le jardin. Il parait que ses légumes étaient excellents! moi, je ne me souviens que de ses fraises que je chipais allègrement chaque fois que je pouvais, sans les laver bien sûr!

    Après les galoches à semelles de bois ou en caoutchouc récupéré sur de vieux pneus pendant la guerre, dès 1947/48, le grand chic était le port de gros godillots et de pantalons de golf, jusqu'au début des années 50. Pour ceux qui ont vécu cette époque, regardez vos vieilles photos de classes, vous deviez certainement, au même âge, être dans le même cas......Je me souviens aussi de la voiture familiale fonctionnant au gazogène et... aux pannes fréquentes ou pénuries de charbon de bois. . Mon grand père, ex commandant pendant la guerre de 14/18 avait fabriqué pour circuler avec ma grand mère une espèce de tricycle inspiré de ce qu'il avait utilisé au Tonkin....

     

    Est-ce que j'étais malheureux pendant la guerre? non, je n'en ai aucun souvenir... Privilège de l'âge sans aucun doute!

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    Sources

    http://www.nithart.com/fr39-45.htm

     

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    Le quotidien des parisiens sous l’occupation. elle raconte la vie quotidienne des parisiens sous l’occupation allemande, entre 1940 et 1944.

    Elle vise à travers les textes, les objets et les photos, à montrer la Résistance et l’Occupation autrement en mettant en lumière d’ordinaire des parisiens.

     

    Même si toutes les sections sont intéressantes, j’ai passé plus de temps sur la séquence « Paris a faim ».

     

     

    Dès septembre 1940, le rationnement était de mise pour le pain, les pâtes, le sucre puis élargi en 1941 à toutes les denrées alimentaires ainsi qu’aux matériaux de chauffage, les vêtements, les chaussures, le tabac… Les tickets de rationnement étaient classés en 11 catégories, donnant droit à des prestations diverses.

     

    Les jeunes avaient une ration alimentaire plus importante.

     

    Ils avaient droit de plus à la distribution des biscuits vitaminés en classe.

     

    Pour compléter ces rationnements officiels, certaines familles « privilégiées » recevaient des colis familiaux envoyés des campagnes,

    ou achetaient certains produits au marché noir,

    qui se développaient de manière vertigineuse dans la capitale.

     

    Dans cette atmosphère de pénurie, des longues files d’attentes se formaient devant des boutiques peu achalandées et le système D explosait.

     

    Ainsi, des poireaux étaient cultivés directement dans les jardins du Louvre par les œuvres du Secours national.

     

     

    Des restaurateurs et des particuliers élevaient poules et lapins

    directement dans les caves.

     

    Un guide de la ménagère permettait à chaque famille de trouver ses repères et à gérer ses tickets de rationnement.

     

    Une affichette du syndicat de la boucherie du département de la Seine indiquait les portions de viande à servir à chaque consommateur, soit 120g avec os !

     

    Une autre, destinée aux restaurateurs et aux brasseries énumère ce qui peut être servi au client qui n’a droit qu’à un potage ou un hors d’œuvre, un plat de viande garni (90 gammes) et un dessert (hors pâtisserie ».

     

    La viande ne pouvant être servie qu’au déjeuner.

     

    Cette restauration était fréquentée majoritairement par les hauts gradés allemands, grâce au taux de change favorable fixé par l’occupant (1 Reichsmark vaut 20 francs, alors que le cours était fixé à 12 francs avant la guerre !).

     

    « Paris 1940-1944, le quotidien des Parisiens sous l’occupation »  

     

     

     

     

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    B- Une Perception négative de la maigreur liée aux guerres (Première et Seconde Guerres Mondiales)

    Les tickets de rationnement

    DOSSIER LES CIVILS DANS LA GUERRE 

     

    Créé en 1939, le ministère du Ravitaillement est chargé de l'orientation de la production agricole, de la centralisation et de la distribution des produits avec, pour finalité, l'assurance pour chaque Français de recevoir un minimum vital de denrées et de produits, à un prix abordable.

     

    À partir de septembre 1940, chaque Français reçoit une carte nominative de ravitaillement. Il en existe pour le pain, la viande, les matières grasses ; d'autres pour les textiles ou le charbon.

     B- Une Perception négative de la maigreur liée aux guerres (Première et Seconde Guerres Mondiales)

    Chaque mois, les familles retirent à la mairie, pour les consommations journalières, des coupons composés de tickets ornés de chiffres et de lettres qui sont remis aux commerçants pour acheter de la marchandise.

     

    Les consommateurs ont droit à une quantité de denrées fixées par le gouvernement en fonction des stocks disponibles, et correspondant à leurs besoins estimés.

     

     

     

    Il existe huit catégories :

    E : moins de 3 ans.

    J1 : 3-6 ans.

    J2 : 6-12 ans.

    J3 : 12-21 ans et

    femmes enceintes 1 630 calories.

    A : 21-70 ans non travailleurs de force.

    T : 14-70 ans, travailleurs de force.

    C : plus de 12 ans effectuant des travaux agricoles.

    V : plus de 70 ans.

     

    Certaines denrées ne sont fournies qu'aux travailleurs de force, d'autres qu'aux enfants.

    La consommation de pain varie entre 100 et 350 grammes par jour.

    Les tickets de pain sont donc modulables.

    Ils sont fournis par le client au restaurant ou apportés par les invités à la maîtresse de maison qui les reçoit.

     

    Les marchandises textiles ne sont pas disponibles en permanence mais en fonction de déblocages que le public apprend par la presse.

    Pour certains produits - les chaussures, par exemple -,

    il faut demander un bon d'achat à la mairie qui apprécie arbitrairement les raisons fournies.

     

     

    Le système ne va pas sans fraude puisque circulent deux millions de cartes de plus que le nombre de consommateurs.

    Le moyen le plus simple est de déclarer une perte des coupons.

    On peut aussi acheter dans les couloirs du métro de fausses cartes de pain. M.C.

     

     

    B- Une Perception négative de la maigreur liée aux guerres (Première et Seconde Guerres Mondiales)

     

     

     

     

     

     

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    Tout d’abord j’adore le travail de Madeleine Vionnet, je l’ai découverte lors de mes études, et quand j’ai su qu’une exposition lui était consacrée j’étais enchantée.

     

    Je me demandais comment allait être présenté son travail.

     

    Comme toujours le musée des Arts décoratifs ne m’a pas étonné dans sa scénographie.

     

    Ce sont toujours les mêmes vitrines incurvées sur fond noir, irrémédiablement à la même place.

     

    Je ne sais pas si le musée veut rentabiliser cette présentation, mais cela commence à m’ennuyer légèrement.

     

    J’aime quand un travail de scénographie a été savamment pensé pour que le visiteur se projette dans l’époque et l’atmosphère du sujet évoqué.

     

    C’est pour cela que je suis toujours heureuse d’aller à une exposition du Musée Galliera, car ils s’attachent à développer un lieu en accord avec les costumes exposés.

     

    Que pensez-vous de mon point de vue? Suis-je la seule?

     

    Robe de la collection AH 1920

    Les Arts Décoratifs ont présenté une explosition merveilleuse de Madeleine Vionnet, puriste de la Mode, première rétrospective parisienne rendant hommage à l’une des plus grandes couturières françaises du XXe siècle à travers cent trente modèles de 1912 à 1939 conservés aux Arts Décoratifs.

     

    Pionnière dans la maîtrise de la coupe en biais et de l’art du drapé, elle a su mettre son génie au service des femmes et de leur bien-être.

     

    Madeleine Vionnet a permis une véritable transformation de la silhouette et de l’esthétique, marquant ainsi l’évolution de l’émancipation du corps féminin.

     

    Figure phare de la haute-couture de l’entre-deux guerres,

    Madeleine Vionnet est considérée comme « le couturier des couturiers ».

     
     
     
    Née dans le Loiret en 1876, d’une famille modeste, elle s’installe avec son père nommé receveur d’octroi à Aubervilliers, en région parisienne, à l’âge de cinq ans.
     
    Bien que brillante élève, elle quitte l’école à 12 ans pour travailler et apprendre la couture chez la femme du garde champêtre.
     
    A 18 ans, elle décide d’apprendre l’anglais et se rend outre Manche où elle est employée comme lingère. En 1896, elle est engagée chez Kate Reily, maison de couture londonienne, où elle débute véritablement son apprentissage de la couture.
     
     
     
    De retour à Paris, cinq ans plus tard, elle entre chez les sœurs Callot, une des maisons de couture les plus prestigieuses où elle fait ses armes.
     
     
    En 1906, Jacques Doucet fait appel à elle et lui confie le soin de « rajeunir » sa maison.
     
     
     
    Mais en proposant aux mannequins de marcher pieds-nus, vêtues de robes souples qu’elles portent à même le corps sans s’appuyer sur l’incontournable carcan de rigueur à l’époque qu’est le corset, elle se heurte aux réticences de la maison et décide alors de voler de ses propres ailes.

      Madeleine VIONNET... la puriste de la Mode..

     

    C’est en 1912 qu’elle ouvre sa propre maison de couture, au 222 rue de Rivoli, mais la Grande guerre la contraint de la fermer en 1914.

     

    Dès sa réouverture en 1918, elle impose sa modernité et connaît le succès.

     

    En 1923, sa maison de couture se trouvant à l’étroit, elle aménage un hôtel particulier, situé au 50 Avenue Montaigne.

     

    Madeleine VIONNET... la puriste de la Mode..

     

    Elle confie au décorateur Georges de Feure l’aménagement de ses salons dans le style Art déco, faisant de ce lieu un véritable temple de la mode à la conquête d’une clientèle internationale des plus raffinées.

     

     

    L’organisation de la maison de couture fait preuve d’un réel esprit d’avant-garde.

     

    En femme engagée, Madeleine Vionnet dirige sa maison de couture comme une entreprise moderne emprunte d’un esprit social peu courant pour l’époque.

     

    Madeleine VIONNET... la puriste de la Mode..

     

    Soucieuse du bien-être de ses employées, la nouvelle installation offre différents services sanitaires et sociaux : une cantine, un cabinet médical et dentaire gratuits pour le personnel et leur famille ainsi qu’une crèche.

     

    Enfin, elle accorde des congés payés et des congés de maternité plus avantageux que ne l’imposent les lois sociales de l’époque.

     

     

    En visionnaire éclairée, elle soutient « l’Association pour la défense des Arts Plastiques et Appliqués » dont l’objectif principal est de protéger les intérêts de l’industrie de la Haute Couture en s’opposant à la contre-façon.

     

     

    Elle ferme sa maison de couture en 1939 lorsque la guerre éclate, elle est alors âgée de 63 ans.

     

     

    En 1952, Madeleine Vionnet fait une donation exceptionnelle à l’Union Française des Arts du Costume qui rassemble

    122 robes,

    750 toiles patrons,

    75 albums photographiques de copyrights,

    des livres de comptes et des ouvrages issus de sa bibliothèque personnelle.

     

     

     

    Plaque moulée dans le trottoir

    au croisement de l’Avenue Montaigne

    et de la Rue François Ier

     

     

    Par cette démarche, elle fut la première couturière à avoir conscience de la nécessité de conservation de son patrimoine relevant de l’intérêt collectif, ce fonds est désormais conservé par Les Arts Décoratifs.

     

     

     

    L’exposition retrace de façon chronologique, la carrière exceptionnelle de Madeleine Vionnet de 1912 à 1939.

     

    Le premier étage, dont les modèles datent des années 1910 aux années 1920, met l’accent sur les caractéristiques propres aux créations de la couturière que sont : la structure et le décor du vêtement.

     

      Madeleine VIONNET... la puriste de la Mode..

     

     

    Technicienne hors pair, elle pousse le raffinement à l’extrême pour atteindre une pureté absolue des lignes, grâce à une parfaite maîtrise des propriétés intrinsèques du textile, de la coupe du vêtement et de son placement sur le corps.

     

     

     

     

     

    Elle puise son inspiration à la source des civilisations.

     

    Fascinée par la Grèce antique, elle tente de réinventer le drapé libre en réduisant les coutures et les attaches.

     

     

     

    Avec le biais, qu’elle systématise et généralise à l’ensemble de la robe, le tissu s’échappe et flotte, moulant ainsi souplement le corps des femmes sans le contraindre ou s’enroule en drapé.

     

     

     

    C’est à cette époque aussi qu’elle oriente ses recherches autour des formes géométriques que sont le carré et le rectangle, qu’elle expérimente sur une poupée de bois de taille réduite qui lui permet d’agencer plus aisément ces formes avant de faire confectionner le modèle en grandeur nature.

     

     

     

    Perméable aux idées modernistes de son époque, Madeleine Vionnet modifie ainsi la conception traditionnelle du vêtement.

     

     

     

     

     

    Ses préoccupations intellectuelles l’apparentent à celles des peintres puristes, Amédée Ozenfant ou Le Corbusier qui refusent toute anecdote pour ne garder que l’essence des formes géométriques aux vertus plus architecturales que picturales.

     

     

    Le décor vient agrémenter la structure des pièces avec des motifs floraux – telle la rose qu’elle affectionne tout particulièrement - brodés, coupés, tressés ou incisés sur des matières comme le tulle, la laine mais aussi la fourrure.

     

     

     Bias Cut Dresses

    Elle utilise une gamme de couleurs réduites :

     

     

     

    le rouge,

     

    le jaune

     

    et chaque collection comporte systématiquement des modèles

    en blanc et en noir.

     

     

     Vionnet's cowl neck

    En 1929, maniant à la perfection le carré et le rectangle,

     

     

    Madeleine Vionnet introduit le cercle permettant à la robe d’être plus près du corps.

     

     

     

    Au second étage, le visiteur découvre les créations des années 30, présentées année par année.

     

    Au centre de l’ensemble du parcours, des vitrines thématiques explorent le travail de la couturière en soulignant certaines particularités telles les franges, l’introduction du cercle, l’étiquette comportant sa griffe.

     

     

    La collaboration avec des décorateurs ou dessinateurs tels Georges de Feure ou Thayaht est également révélée dans le parcours.

     

    Madeleine Vionnet

     

     

    Afin de pouvoir exposer cette sélection de modèles, Les Arts Décoratifs ont entrepris, depuis 2007, une vaste opération de restauration entièrement soutenue par Natixis, dans le cadre de sa politique de Mécénat Patrimoines d’hier, Trésors d’avenir.

     

    Depuis 2003, Natixis s’engage auprès des plus grandes institutions culturelles pour rendre accessible au plus grand nombre les œuvres du patrimoine national, en faciliter l’analyse scientifique et la restauration.

     

     

    Madeleine Vionnet

     

    C’est dans cette démarche que Natixis a précédemment mené des projets tels que l’acquisition de la Jeune Fille à la gerbe

     

    de Camille Claudel aux côtés du musée Rodin, l’étude des célèbres Globes de Coronelli avec le C2RMF et la BnF, la restauration des tapisseries manquantes de la Tenture d’Artémise pour la

    Manufacture des Gobelins ou bien encore l’exposition Babylone avec le musée du Louvre.

     

     

     

    Andrée Putman, signe la scénographie de cette exposition. Figure incontournable de la scène internationale du design contemporain, elle a contribué à faire connaître dans les années 80 les architectes et créateurs contemporains de Madeleine Vionnet :

     

     

    Jean Michel Frank, Eileen Gray, Pierre Chareau, Robert Mallet Stevens dont elle a réédité les objets les plus emblématiques.

     

     

    Le catalogue de l’exposition met en parallèle les chefs-d’œuvre de la collection des Arts Décoratifs, photographiés par Patrick Gries, avec le regard des plus grands photographes de mode des années 1920-1930 et de précieux documents d’archive.

    Les textes retracent le parcours de Madeleine Vionnet, analysent la spécificité de ses créations et étudient sa relation avec les artistes décorateurs de l’époque.

     

     

     

     

     

     

    sources :

    http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/mode-et-textile/expositions-70/archives-71/madeleine-vionnet-puriste-de-la/

     

     

    Royauté de France

    Madeleine Vionnet

     

    Créatrice française

    Madeleine Vionnet a énormément influencé la mode du XXe siècle. Plusieurs créateurs s’inspirent d’elles pour leurs propres créations.

     

     

    A dix-huit ans, elle se marie et à vingt ans alors que le XIXe siècle n’est pas terminé, elle se conduit en féministe avant la lettre en prenant la décision de quitter à la fois son travail, son mari et son pays.

     

     

     

    Elle traverse la Manche et se fait engager comme couturière dans un asile d’aliénés puis chez une dame qui habille les Britanniques de la bonne société.

     

    En 1900, fascinée par Isadora Duncan et ses formes libres, elle explore l’art du drapé qu’elle maîtrisera si bien que l’année suivante elle est engagée comme première main dans une célèbre maison de Paris aujourd’hui tombée dans l’oubli :

    les sœurs Callot.

     

     

    « Grâce aux sœurs Caillot, dira-t-elle, j’ai pu faire des Rolls-Royce.

     

    Sans elles j’aurai fait des Ford. ».

     

    Elle travaille plus tard pour Jacques Doucet chez qui elle supprimera définitivement l’usage du corset dans toutes ses créations.


    Voyant son succès grandir, elle ouvre la Maison de couture Vionnet

    au 222 rue de Rivoli à Paris en 1912.

     

    Mais la guerre l’oblige à fermer sa maison de couture mais pas à cesser de travailler puisque les modèles des années 1917 à 1919 sont parmi les plus audacieux qu’elles aient construits.

     

     

    Ce n’est qu’après la Première Guerre mondiale qu’elle connut le succès qui l’amène à ouvrir une maison à New York en 1924.

     

    De 1920 à 1930, elle donnera libre cours à sa passion des fleurs à travers des jupes corolles

     

    et surtout des amas de roses en bandeaux, en colliers, en guirlandes, toujours parsemées sur des capes ou des cols.

     

     

     

    A la même époque l’invention du biais et la façon dont Madeleine Vionnet en défendra la maternité devant les contrefacteurs reste inscrits à tout jamais dans la mémoire de la mode.

     

    Elles furent l’occasion d’un historique procès qu’elle gagnera.

     

    « Non seulement, dit-elle, j’appose sur chaque modèle sorti de chez moi ma griffe et un numéro de série mais aussi mon empreinte digitale. Je donne aussi le nom des personnes que j’autorise officiellement à copier mes œuvres à plusieurs exemplaires. »

     

     

     

    C’est ainsi qu’elle constituera une inestimable collection d’archives où chacun de ses modèles est photographié de face, de dos et de profil.

     

     

     

    Ses modèles sont vus sur la Duchesse Sforza, sur Madame de Vilmorin ou encore sur Liane de Pougy.

     

    Dans le même temps, elle s’installe avenue Montaigne et collabore à la décoration des Galeries Lafayette

    dont elle veut faire un temple de la mode.

     

     

     

    Plus que des robes, ses créations deviennent de véritables architectures à draper selon un rituel de gestes précis.

     

     

     

    Elle avait l’habitude de travailler sur un petit mannequin de bois peint sur lequel elle assemblait toutes ses créations en modèles réduits.


    Trois robes de soirée signées Vionnet
     

    En décembre 1940, la maison Vionnet est mise en liquidation à l’hôtel Drouot.

    Tout le monde est licencié.

     

    A partir de ce moment, Madeleine Vionnet partage son temps entre la culture de son jardin, l’observation de la nature et l’écriture d’une correspondance très belle et très authentique qu’elle adresse à son ancienne première main et à Liane de Pougy.

     

     

     

     

     

    Son seul lien avec la couture consistera à donner des cours de biais à l’Ecole de Couture de la rue Saint Roch et à confier l’ensemble des modèles qu’elle a conservés, ses albums de copyrights et huit cent toiles de patrons à son ami François Boucher qui, dès 1952, veut créer à Paris le Musée du Costume.

     


     

    Royauté de France

     

     

    source : http://latelierdanne.unblog.fr/2009/04/20/madeleine-vionnet/

     

     

     

     

     

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    MODE - Tandis que le troisième Reich veut faire de Berlin la nouvelle capitale de la haute couture, être élégant dans la rue est un pied de nez à l'occupant...

    Pour Christian Lacroix, «la première femme qui a dessiné un trait sur sa jambe pour simuler la couture d’un bas a fait un acte de résistance». L’élégance est un pied de nez à l’occupant et un antidote à la morosité.

     

    Le tombé, pour la France

     

    La maison Chanel ferme en 1939, Vionnet en 1940. Elsa Schiaparelli s’exile aux Etats-Unis.

     

    Le Reich veut faire de Berlin la nouvelle capitale de la mode et que les petites mains parisiennes y enseignent la couture.

     

    Lucien Lelong, président de la Chambre syndicale de haute couture, s’y oppose.

     

    Grâce à lui, 60 maisons de couture perdurent et 97 % de la main-d’œuvre garde son emploi.

     

    A chaque maison, une attitude. Madame Grès ignore les règles strictes de métrage et crée des modèles tricolores. Marcel Rochas invente le bustier. Jacques Fath est connu pour ses jupes amples. Jacques Heim, juif, est remplacé par un administrateur aryen.

     

    Du chic… et du chien!

     

    La mode de la rue s’adapte à la guerre.

     

     

     

     

     

    L’hiver 1940 voit le début de l’épidémie de turban, commode pour le travail en usine.

     

    En 1941, chaussures et vêtements sont rationnés.

     

    De 1940 à 1944, les épaules s’élargissent, les robes et jupes raccourcissent, la taille soulignée. Le port du tailleur, du pantalon, de la jupe-culotte et le sac en bandoulière, adaptés à bicyclette, se démocratisent.

     

     

     

     

    Par provocation, les Zazous paradent dans des tenues coûteuses:

    vestons longs et cintrés, pantalons larges, chemise à col empesé, cravates minuscules.

     

    Le port de l’étoile jaune avec la mention «Swing» ou «Goy» conduit certains à Drancy.

     

     

     

    «Les ressources d’une femme de goût sont infinies», clame Mode du jour dans son numéro du 9 octobre 1941.

    Place au système D, on détourne tout: des tissus d’ameublements aux rubans en passant par les poils de chiens.

     

     

     

    Place à l’esprit de résistance aussi, de la cocarde planquée dans la doublure à la broche tricolore en passant par le sac à double fond pour dissimuler des tracts.

    «La Symphonie des semelles de bois»

     

    Faute de cuir, le «tap-tap» des semelles compensées en bois ou en liège raisonne sur la chaussée. Faute de bas, les chaussures mannish s’acoquinent aux socquettes.

     

     

     

    Les gants et les chapeaux compensent l’impossibilité de changer de garde-robe, les foulards véhiculent la propagande de Vichy.

     

    En débarquant, les GI’s américains apportent dans leurs bagages le bas nylon, le jean et le modèle américain de consommation de masse.

     

     

     

     

     
     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    MODE sous l'OCCUPATION ( II )

      

    La France est le pays de la haute couture par excellence. Les Allemands qui y arrivent en juin 40 ne l’ont pas oublié. Ils viennent systématiquement faire un tour dans les magasins de détail et achètent des articles qu’ils rapporteront à leur femme lors de leur première permission.

     


     harpers-bazaar 1942

    1942

      

    Les magasins se vident ainsi tandis que certaines matières premières comme le cuir, le coton ou la laine sont, en partie, réquisitionnés pour l’armée allemande. Après le rationnement de la nourriture, les Français vont être confrontés au rationnement des chaussures par le ministère de la Production Industrielle. Il faut disposer d’un coupon d’achat délivré par sa mairie pour pouvoir en bénéficier. La procédure du bon d’achat est instituée par la loi du 11 février 1941.

     

     

    Sandales en taffetas violet, semelles compensées en bois, Dunand, 1941

     

     

    Le 17 juin 1941, les vêtements et les articles textiles sont rationnés à leur tour. Les ménages doivent se doter d’une carte de vêtements fournie par leur mairie. Elle contient des tickets points qui devront être échangés contre des articles de magasins à des dates précisées par l’Etat par voie d’affichage.
     

    Pour remplacer les matières premières en partie réquisitionnées par l’Occupant, le « Système-D » français entre en action.

      

    Des « Ersatz » de textile apparaissent à partir de fibres nouvelles, ce sont la fibranne et la rayonne. Pour des questions d’économie, ces matières premières sont parfois mélangées à des cheveux qui sont systématiquement récupérés dans les salons de coiffure selon un décret du gouvernement du 27 mars 42.

     

     

     

     

    La mode survit cependant en s’adaptant à cette période de crise et les maisons de la haute couture parisienne défilent toujours.

    soldat allemand et une Française

    Les couturiers sont particulièrement inventifs sur les chapeaux confectionnés à partir de tous les matériaux inimaginables.

      

    Les bas de femme sont remplacés par des socquettes ou des teintures ; certaines femmes dessinent même au crayon une fausse couture de bas au dos de leurs jambes. Les femmes circulant beaucoup à bicyclette, les pantalons et les jupes-culottes remplacent les jupes traditionnelles

     


     

     

    Les revues de mode comme Marie-Claire, Mode et Travaux ou Mode du Jour continuent de paraître et donnent des conseils aux ménagères pour se confectionner elles-mêmes leurs vêtements et leurs chaussures à partir de matériaux de récupération. Le bois qui a remplacé le cuir des semelles donne, mêlé à celui des bottes cloutées allemandes, un son particulier aux trottoirs sous l’Occupation.

     

     

    La guerre paralyse de nouveau l'industrie du textile, les matières premières sont rares et chères. Cette situation impose une mode de circonstance due aux privations : jupe courte (en dessous du genou), épaules carrées, petit chapeau bricolé avec des morceaux de rideau ou turban, chaussures à semelles compensées ou en bois.

    On peint une fausse couture sur les jambes pour imiter les bas, et puis on s'en passe : à la fin de la guerre, il n'est plus inconvenant de sortir en sandales avec des socquettes.

    C'est aussi l'apparition des zazous.

    C'est en 1947 que Christian Dior relance la mode en instaurant le New Look : ligne ample, taille fine et hanches marquées.

     

     

     

    « Les ressources d’une femme de goût sont infinies », clame Mode du jour dans son numéro du 9 octobre 1941. En ces temps de privations, faute de moyens, ces dames ont des idées. Dans Paris occupé, elles déploient des trésors d’inventivité pour garder le cap d’une élégance exemplaire, bien que bricolée.

      

    Les grandes maisons de couture s’adaptent au manque de matériaux, les magazines rivalisent de trucs et d’astuces. On détourne, transforme, recycle.

      

    1942 - Maggy Rouff ensemble by G.Saad in lArt

    1942 - Maggy Rouff ensemble by G.Saad in lArt

      

      

      

    Tailleurs en tissu d’ameublement, chapeaux en papier journal, sacs Lanvin parés d’une bandoulière de bretelles, chaussures en raphia ou pulls en poil de chien ! 400 trésors piochés dans les archives du musée Galliera rendent ici un hommage foisonnant à la débrouille, mais aussi à l’esprit de résistance des élégantes :

      

    une cocarde planquée dans une doublure, des tracts ou des armes légères dissimulés dans des sacs à double fond, un drapeau tricolore arboré sur une broche.

      

    Les Parisiennes ? Du chic... et du chien !

     

     

    Illustration représentant les grandes lignes de la mode des années 1940

     

     

     

    En France, durant la seconde guerre mondiale et surtout l’occupation, les couvre-chefs rivalisent de fantaisie.

      

    Ce phénomène ne connaît aucun écho à l’étranger. Paris se trouve alors coupé du reste du monde.

    1944 - Jacques Fath

      

    1944 - Jacques Fath

      

    Non seulement les clientes anglo-saxonnes ne peuvent plus assister aux collections, mais les périodiques français sont sévèrement restreints par les allemands.

     

     


    Et quand bien même elles auraient eu connaissance des extravagances des modistes françaises, je doute que les américaines et les britanniques les auraient suivies.

    1942. - Dress by Jacques Fath

    1942. - Dress by Jacques Fath

      

    Ces dernières, mobilisées par l’effort de guerre, mettent en veilleuse leur coquetterie. Gaspiller son énergie à des frais de toilettes, alors qu’Albion est assiégée, est jugé peu patriotique. Les chapeaux sont soumis à une taxe de 33%, comme des articles de luxe. Le clergé anglican autorise désormais ses ouailles à assister à l’office tête nue.

     

     


     

    A rebours, la France ayant rendu les armes, les Parisiennes se font un devoir de rester à la hauteur de leur réputation d’élégance. Le Reich cherche par tous les moyens à saper l’influence de Paris, pour faire de Berlin la nouvelle capitale de la mode. Arborer ces galurins invraisemblables devient un moyen de résister, sinon à l’occupant, du moins à la morosité résultant de l’occupation.



    En 1939, les chapeaux de ville sont souvent des déclinaisons autour du feutre d’homme. Pour les occasions habillées, la tendance est aux mini toques enrubannés, bibis emplumés, et autres couvre-chefs de poupées.

      

      

    Ces ornements de tête, plus que chapeaux dignes de ce nom, se portent très inclinés sur le front (généralement du côté droit).

      

    La déclaration de guerre y ajoute des coiffures d’inspiration martiale. Les parisiennes affichent des shakos, des chéchias, des Glengarries[1]ou des bonnets à poils de soldats d’opérette.

    Les Allemands entrent dans Paris le 14 juin 1940. Le 22 juin, l’armistice est signé à Rethondes. Ses clauses comportent l’occupation de la moitié nord du pays, qui réduit la capitale au rang de simple préfecture.

    Erwin Blumenfeld for Harper’s Bazaar, 1942

      

      

    Le Reich exige en outre 400 millions de francs par jour et l’entretien des troupes allemandes. Les réquisitions massives viennent s’ajouter aux problèmes de production et d’approvisionnement. Les produits de première nécessité se font rare. Les stocks de laine et de coton s’épuisent. Seule la viscose reste disponible, et encore, sévèrement rationnée. On tente de la mélanger à des ersatz (cheveux, poils de lapin voire de chien…).

     

     



     

    A coté de feutres plutôt sages, l’hiver 1940 voit le début de l’épidémie de turban. Bien que quelques cas isolés aient été observés dans les années 30, ce dernier se répand durant les années de privation, pour des raisons de commodités.

      

    D’une part, il ne risque pas de s’envoler à vélo. Et puis, les coupures d’électricité rendent les mises en plis difficiles. Quant au shampoing, il est non seulement rationné, mais de piètre qualité. Le turban sert souvent de cache misère aux tignasses mal entretenues. Pour l’ouvrière des pays belligérants, encercler ses cheveux d’un foulard plié en deux, cela permet d’éviter de les salir et les maintient en place.

      

    Mais le turban de haute mode est une forme endémique typiquement française. Les modistes inventent de fins drapés et de savants bouillonnés, auxquels une bande de sparterie ou un fort galon donne de l’ampleur.

     


     

     

    Les femmes sont confrontées à l’impossibilité de renouveler leur garde robe. Par un mécanisme de compensation, les chapeaux deviennent la seule note habillée, le seul espace de liberté. Pour oublier leurs semelles de bois et leurs vêtements élimés, les belles arborent des folies en tête. L’été 1941 voit des oiseaux empaillés faire leur nid dans les coiffures, et de petites corbeilles de fruits tenir lieu de couvre-chefs.

     



    Un chapeau peut se faire dans une chute de tissu de récupération, voire les matériaux les plus improbables. Mme Agnès propose des modèles en copeaux de bois et en coton hydrophile, Rose Valois expérimente le papier buvard, d’Albouy le papier journal chiffonné. J’en ai eu un, portant la griffe d’une obscure modiste de Boulogne, fait en pellicule de film usagée, provenant probablement des studios de Billancourt.

     

     

    L’influence du travail  et des obligations liées à la guerre sur la mode vestimentaire.
    Août 1942
    Carte de rationnement textile
    delcampe.net
     

     



    En 1942, le comité d’organisation de la haute couture réglemente le métrage de tissu autorisé par chapeau. Malgré tout, de saison en saison, ces derniers se redressent comme pour défier l’occupant. Les allemands reprochent cette insolente débauche de fournitures à Lucien Lelong[3]. Celui-ci nie toute responsabilité à la haute couture, ces abus étant le fait de modistes qui « réutilisent des tissus sortis des gardes robes particulière pour en draper des formes aussi inesthétiques que volumineuses ». Les admonestations restent vaines. Les galurins ne cessent de croître jusqu’à la libération, atteignant alors la taille de roues de charrettes !

     

     

     

    Sources D.R. -

    http://dona-rodrigue.eklablog.com/mode-annees-40-c744116

    diverses WIKIPEDIA

     

     

    photos google

     

     

     

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    Vintage Crochet 1940s

     

    Vintage Crochet Pattern 1940s

     

     

    Vintage Crochet Pattern 1940s

     

     

    1940s Vintage Bag

     

    1940s Crochet

     

    Helen Kaminski Braided raffia bag

     

     

    Vintage 1940s 

     

     

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  •  King (3), from the Cloisters set of fifty-two playing cards, ca. 1470–1485, South Netherlandish.



    A
    Amict : pièce d'étoffe couvrant la nuque et les épaules, portée sur ou sous les vêtements des ecclésiastiques
    Amigaut : fente aux encolures des vêtements des XIIIème et XIVème siècles

    Aube: longue tunique à manches, attribuée au costume liturgique depuis le VIème siècle

    Aumusse : couvre-chef formant un capuchon rattaché à une pèlerine, essentiellement porté par les chanoines et les veuves

    B
    Bamberges : jambières de cuir ou de métal à l'époque carolingienne

    Bardocucullus : ample vêtement de dessus à capuchon des Gallo-romains

    Birrus, birra : proche du bardocucullus manteau de tissu épais, à capuchon, porté par les Gallo-romains

    Bliaud : tunique de dessus courante pour les hommes et les femmes aux XIème et XIIème siècles

    Braiel : ceinture maintenant les braies

    Braies : sorte de caleçons de longueur et d'ampleur diverses, utilisés depuis les Gaulois,

    Brodequin : nom donné à partir de l'époque romane aux chaussures légères dérivant des modèles gréco-romains, et dont la forme est analogue à celle d'une bottine

    Brogne, broigne : épaisse tunique militaire renforcée d'une armature de corne ou de métal, aux époques carolingienne et romane

    C
    Calceus : chaussure romaine fermée, par fois montante sur le mollet
    Cale : coiffe de fine toile ajustée à la tête et maintenue par des brides sous le menton
    Caliga : chaussure militaire romaine composée d'une épaisse semelle attachée au pied par des courroies
    Camisia : chemise de dessous chez les Gaulois, Mérovingiens et Carolingiens
    Campagus : chaussure ordinaire romaine, chaussant égalent les empereurs
    Caracalla : vêtement de dessus gaulois, à capuchon, connu à Rome dans une forme plus longue
    Carbatina : chaussure primitive romaine à courroies
    Chainse : longue tunique de dessous en lin, à l'usage des deux sexes à partir du Xème siècle
    Chape : manteau taillé en cercle, ouvert devant et à capuchon, apparu dès la fin de l'époque carolingienne
    Chapel : ruban ou cercle rigide posé sur la tête ou sur une coiffe chez les hommes et les femmes à partir du XIIème siècle
    Chaperon : coiffe formée d'un capuchon attaché à un camail, portée à partir du XIIème siècle
     
    D
    Dalmatique : tunique de dessus à larges manches, d'abord à usage civil, puis adoptée dans le costume religieux à partir du VIème siècle
    Doublet : vêtement intermédiaire entre la tunique de dessous et celle de dessus, avec ou sans manches, depuis l'époque romane
    E
    Endromide : chaussure grecque en cuir montante sur la jambe
    Eschappin : chaussure légère portée seule comme pantoufle ou dans des chaussures plus grossières aux XIIIème et XIVème siècles
    Estivaux : hautes bottes souples et légères des hommes à partir du XIIIème siècle
    Étole : écharpe longue et étroite portée sous la chasuble des prêtres comme insigne liturgique
    Exomide : tunique primitive des Grecs, courte et attachée sur une seule épaule
    F

    Femoralia : culotte courte des Romains issue des braies gauloises

    Fibule : attache courante (broche ou agrafe) des vêtements de l'antiquité et du Moyen Age

    Froc : longue robe fendue sur les côtés, portée par certains moines


    Knave (3), from the Cloisters set of fifty-two playing cards, ca. 1470–1485, South Netherlandish.

     

    G

    Galérus : ancien bonnet romain, fait de peaux de bêtes

    Gallicae : chaussure rustique gauloise de type sandale, à épaisse semelle et à lanières de cuir

    Gambeson : brogne sans armature, passée sous le haubert par les chevaliers depuis l'époque romane

    Garde-corps : vêtement de dessus proche du surcot qu'il recouvre ou remplace aux XIIIème et XIVème siècles

    Garnache : manteau de la fin du XIIIème siècle à fentes latérales, se confondant avec la housse

    Gonelle : tunique de dessus chez les hommes et les femmes Mérovingiens, Carolingiens et à l'époque romane

    Guimpe : linge entourant la tête, le cou et tombant sur la poitrine, porté par les religieuses ou les veuves aux XIIIème et XIVème siècles
    H

    Haubert : cotte de mailles ou d'anneaux des chevaliers et des militaires depuis le XIème siècle

    Heaume : grand casque de l'époque romane, muni plus tard d'un nasal et d'une visière

    Hérigaut : vêtement de dessus proche de la housse, sans manches et fendu sur les côtés.

    Heuse : botte molle montante sur la jambe, apparue vers le Xème siècle

    Himation : grand manteau drapé des Grecs

    Hoqueton : sorte de gilet sans manches rembourré d'étoupe, dans le costume militaire au XIIIème puis civil au XIVème siècle

    Housse : manteau de la fin du XIIIème siècle, à manches courtes et à capuchon

    J
    Jarretière : ruban noué autour du genou soutenant les chausses ou les braies chez les hommes au Moyen Age
    K
    Khiton : tunique courante chez les Grecs des deux sexes, fixée sur les deux épaules par des fibules

    Kolpos : bouffant formé sur le ventre par une ceinture serrée sur les tuniques grecques

    L

    Lacerne : ample manteau ouvert devant et fermé par une agrafe, connu des Romains et des Gaulois

    Loros : à Byzance, longue écharpe portée en sautoir

    M

    Mafors : long voile drapé ou retombant sur le corps des femmes gauloises, mérovingiennes et carolingiennes

    Maniakis : large collerette brodée des dignitaires byzantins

     Manipule : accessoire liturgique analogue à nos mouchoirs, porté posé sur le poignet à partir du XIIIème siècle

    Mitre : coiffure liturgique en usage depuis le VIIème siècle, pourvue de pointes placées sur l'avant et l'arrière de la tête depuis le XIIIème siècle

     Mulleus : chaussure montante pour les patriciens de Rome

     




    Queen (1), from the Cloisters set of fifty-two playing cards, ca. 1470–1485, South Netherlandish.

    http://lecostumeatraverslessiecles.chez-alice.fr/glossaire/glossaire.htm

    http://lecostumeatraverslessiecles.chez-alice.fr/index.htm

     


     

     

     

     

     

     

     

     

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    Mode : Couturiers 40

    Année : 1940-1950

     

    Robe de soirée avec corsage à multiples empiècements dont ceux à l'épaule se rattachent à ceux de la poitrine avec un effet de drapage grâce aux multiples petites fronces de haut en bas avec une petite croisure en supplément ; ces dernières pièces viennent à leur tour viennent s'insère au de la ceinture appartenant au devant seulement, par l'entremise d' une découpe en pic ascendant, forme reprise à nouveau et inversée de part et d'autre de celle-ci, les manches trois quart sont fortement ballonnées par des fronces soutenues elles par une double épaisseur de tulle et toile alors qu'aux bras un drapé de trois petits plis déterminent la fin de l'ampleur pour se poursuivre un peu plus resserrées; au milieu dos descendant jusqu'au bas des reins des appliqués de guipure écrue décorent tout en camouflant une altération ; la partie du bas est semi-circulaire avec le dos un peu plus long ; cette robe est confectionnée de satin d'épaisseur moyenne ivoire.

     

     

    Robe semi ajustée avec découpe serre-taille se prolongeant dans le creux de la poitrine pour aller délimiter les autres pièces qui sont à l'épaule, une pièce courbe avec répétition dans le dos, puis pour chaque sein, un plissé de petites fronces de haut en bas et pour la partie jupe de ligne A,, un plissé avec

     

    les fronces s'ouvrant sur la pointe descendante ; l'encolure est ronde et garnie d'un col Claudine avec manches courtes, dont les fronces d'épaule les font un peu ballon, alors que les deux parties, col et manches, sont garnis d'appliqués de guipure en éventail rose pâle et un autre appliqué forme la lisière rose bonbon, agrémentant quant à elle,

    la couleur pastel du crêpe satin côté satin de couleur vieil or ;

     

    de minuscules boutons transparents lilas ornent la patte de corsage alors que deux brides de ceinture sont cousues à la latérale et s'attachent dans le dos.

    Robe semi ajustée avec corsage à empiècement poitrine à deux pinces-plis s'ouvrant sur un col rabattu à même dont la pointe est triangulaire et dont la trop forte échancrure est l'occasion d'apposer une modestie de même tissu lequel se jouxte à l'empiècement ceinturant de la taille qui au devant seulement monte en une pointe, découpant harmonieusement la poitrine ; le bas de la robe est de ligne A et les manches montées sont courtes, épaulées de bourre de fibres et se terminent par des revers s'élargissant vers le haut ;

     

    cette robe est confectionnée d'une faille à tissage noir et blanc lui donnant l'apparence d'un pied de poule gris dont l'effet optique est l'occasion d'en démarquer les détails par un passepoil gansé bourgogne .

     

    SOURCES

    http://lecostumeatraverslessiecles.chez-alice.fr/Costumes/XXe/40-60_feminin_annees40.htm

     

     

     

     

     

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    C’est le seul d’entre nous qui est un vrai couturier.
    " COCO CHANEL

     

    1895-1914

    Cristobal Balenciaga Museoa

    Cristóbal Balenciaga Eizaguirre naît à Getaria (Gipuzkoa) le 21 janvier à cinq heures du soir. Il commence à coudre de la main de sa mère, Martina Eizaguirre, qui travaillait comme couturière pour les familles les plus influentes de la région, telles que notamment les Marquis de Casa Torres. Le goût exquis de la marquise et sa magnifique garde-robe, d’impeccables costumes achetés dans les meilleurs établissements de Paris et de Londres, introduisent le jeune Crístóbal dans le monde du raffinement caractéristique des élites culturelles européennes.

    1907. Il s’installe à Saint-Sébastien et il commence son apprentissage comme tailleur dans les meilleurs établissements de l'époque, comme Casa Gómez et New England. Il commence à travailler comme tailleur aux Grands Magasins du Louvre, de Saint-Sébastien et, à peine deux ans plus tard, il est nommé Chef de l’Atelier de confection pour dames. Son travail Au Louvre lui donne l’occasion de découvrir Paris et les grandes maisons de couture de la capitale internationale de la mode. En 1914, il s'installe à Bordeaux, où il travaille dans une célèbre Maison de Modes appartenant à des amis.

     

    1917-1931

    Cristobal Balenciaga Museoa

    1917. Il ouvre sa propre maison de mode, C. Balenciaga, au nº 2 de la rue Vergara de Saint-Sébastien. En 1918, son association avec Benita et Daniela Lizaso constitue une injection de capitaux pour son entreprise et, en 1919, il constitue formellement, avec les sœurs Lizaso, la société Balenciaga y Compañía, ayant son siège au nº 2 de la rue Vergara, pour une période de six ans (à partir de janvier 1918).

    1924. Le contrat de la société Balenciaga y Compañía arrivé à son terme, Cristóbal Balenciaga s’installe en solo, au nº 2 de l'avenue de la Liberté. La Reine Marie-Christine et l'Infante Isabelle Alphonsine deviennent clientes de Cristóbal Balenciaga, ainsi que d’autres dames de la famille royale et de la Cour. En 1927, il fonde une nouvelle maison de couture plus traditionnelle, sous le nom d’Eisa Costura, au nº 10 de la rue Oquendo de Saint-Sébastien, sans pour autant délaisser son salon de haute couture de l’avenue de la Liberté.

    1931. La proclamation de la Seconde République conduit à l'exil la clientèle la plus distinguée de Cristóbal Balenciaga, entraînant une considérable réduction de son activité haute couture et obligeant le créateur à envisager une nouvelle issue. En 1932, il ouvre un nouvel établissement de couture, appelé B. E. Costura, au nº 6 de la rue Santa Catalina, à Saint-Sébastien. En 1933, Balenciaga met fin aux activités d’Eisa Costura et de B.E. Costura, pour fonder un nouvel établissement sous le nom d’EISA B. E. Costura, au premier étage du nº 2 de l’Avenue de la Liberté. La Maison de Modes Cristóbal Balenciaga occupant le deuxième étage de l'immeuble. Il ouvre une succursale à Madrid, au nº 42 de la rue Caballero de Gracia et, en 1935, une troisième maison EISA B. E. Costura, au nº 10 de la rue Santa Teresa de Barcelone.

     

    1936-1945

    Cristobal Balenciaga Museoa

    1936. La Guerre Civile éclate. Balenciaga quitte Saint-Sébastien pour s’installer à Paris. Ses trois maisons de couture de Saint-Sébastien, Madrid et Barcelone, cessent temporairement leur activité. En juillet, Balenciaga constitue une société avec Nicolas Bizcarrondo et Wladzio Jaworowski d'Attainville. Le 5 août, il présente, avec grand succès, sa première collection haute couture à Paris, au nº 10 de l’avenue George V. En 1938, il modifie le nom de son établissement de Saint-Sébastien, qui devient Eisa Costura. Les maisons de Madrid et de Barcelone adoptent la nouvelle marque dès la fin de la Guerre Civile, en 1941 et 1942, respectivement.

    1939. Balenciaga présente une collection de profonde influence historiciste, avec de claires réminiscences de la mode du XVIIe siècle et du Second Empire français. Ses robes « Infante » remportent un succès éclatant. Dans les années 1940, les créations de Balenciaga se distinguent, outre par ses réminiscences du costume traditionnel et historique espagnol, par ses superbes broderies et passementeries sur de spectaculaires robes du soir.

    1945. Après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Balenciaga participe au « Théâtre de la Mode », une exposition itinérante de poupées-mannequins vêtues de haute couture par les plus grands créateurs de Paris, en tournée en Europe et en Amérique. Il s'agit d'un effort collectif qui vise à faire valoir le rôle de la capitale française comme centre international de la mode.

     

    1947-1958

    Cristobal Balenciaga Museoa

    1947. Il crée le premier parfum de la Maison Balenciaga, « Le Dix », et il présente sa ligne « tonneau », qui marque le début d’une intéressante étape d’expérimentation du volume autour de la taille et du dos. En 1951, Balenciaga opte de nouveau pour les lignes fluides, fuyant les figures gainées en vigueur depuis 1947. Suivant les mêmes principes que pour sa ligne « tonneau », il introduit le tailleur « semi-ajusté », cintré devant et vague derrière, en contraste avec la taille marquée devant.

    1955. Lancement du troisième parfum de la Maison, « Quadrille » et présentation de la tunique, une robe deux pièces, aux lignes droites et épurées, enveloppant le corps sans l’opprimer, suivie, en 1957, de la robe « sac », une nouvelle étape dans l'évolution vestimentaire, amorcée avec la ligne « tonneau » en 1947. Ses créations, aux lignes épurées et fluides, continuent à bouleverser la mode du moment.

    1958. Balenciaga présente la robe « baby doll », caractérisée par la simplicité de sa silhouette trapézoïdale, qui élimine la taille, et ses robes en « queue de paon », plongeantes derrière, courtes devant. Abraham crée pour lui le gazar, une étoffe aux propriétés sculpturales, adaptée à ses créations de plus en plus conceptuelles. Le gouvernement français lui décerne le titre de Chevalier de la Légion d'Honneur pour ses services rendus à l'industrie de la mode. Il est surnommé « le Maître » et le « Roi de la Haute Couture » par la presse internationale.

     

    1959-1968

    Cristobal Balenciaga Museoa

    1959. Ses tailleurs présentent de nouvelles lignes : vestes courtes et tailles hautes. Il se distingue également par le style « empire » de ses robes de soirée.

    1960. Balenciaga conçoit la robe de mariée de Fabiola de Mora y Aragon, petite-fille de la marquise de Casa Torres et future reine de Belgique.

    1963. Balenciaga présente un style sport d'une grande élégance et il surprend avec l'introduction des premières bottes haute couture, réalisées par Mancini.

    1967. Balenciaga introduit des formes de plus en plus épurées et abstraites. Sa collection est acclamée par les journalistes et les acheteurs en raison de son savoir-faire extraordinaire et son originalité.

    1968. Il crée les uniformes des hôtesses d’Air France. Il présente sa dernière collection au printemps et il annonce sa retraite et la fermeture de toutes ses maisons à Paris, Madrid, Barcelone et Saint-Sébastien. Balenciaga abandonne la haute couture après cinquante ans de dur labeur.

     

    1972

    Cristobal Balenciaga Museoa

    1972. Balenciaga crée la robe de mariée de María del Carmen Martínez Bordiú, petite-fille de Franco et future duchesse de Cadix. Il meurt à Javea (Alicante) le 24 mars et il est enterré dans le petit cimetière de sa ville natale, Getaria.

     

    http://cristobalbalenciagamuseoa.com/Biographie-et-faits-marquants.html

     

     

     

     

     

     

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    Jacques Fath, né à Maisons-Laffitte le 6 septembre 1912 et décédé à Paris le 13 novembre 1954 (à 42 ans), est un créateur de mode français considéré comme l'une des influences dominantes dans la haute couture d'après-guerre, avec Balenciaga, Christian Dior ou Pierre Balmain.

     

     

     FRANCE - JACQUES FATH

     

     

     

    Jacques est le fils d'André Fath, un agent d'assurances d'ascendance alsacienne et flamande, il est issu d'une famille douée pour la création. Ses arrière-grands-parents paternels, Caroline et Théodore-Georges Fath, étaient une illustratrice de mode et un écrivain, et son grand-père paternel, René-Maurice Fath, était un peintre paysagiste.

     

     

     

     

    Fath présente sa première collection en 1937, travaillant dans un deux-pièces de la rue La Boétie.

     

     

    Le studio est ensuite déplacé rue François-Ier en 1940 avant de s'établir dans un troisième emplacement au 39, Avenue Pierre-Ier-de-Serbie en 1944.

     

     

     

    Parmi les mannequins il compte Lucie Daouphars (1922-1963), c'est-à-dire Lucky, une ancienne soudeuse qui devint finalement la principale mannequin de la maison Christian Dior, puis le célèbre mannequin Bettina, sa muse pendant quatre ans.

     

     

     

    Jacques Fath 1941 Evening Gown, Photo Elshoud

     

     

    Lui-même créateur autodidacte qui avait appris son art en étudiant les expositions des musées et les livres consacrés à la mode, Fath embaucha un certain nombre de jeunes créateurs comme assistants ou apprentis, dont certains créèrent ultérieurement leur propres maison, parmi lesquels Hubert de Givenchy, Guy Laroche, et Valentino Garavani.

     

     

     

     

    Créateur populaire et à l'occasion innovant et connu pour habiller la « jeune Parisienne chic ». Sa collection 1950 fut appelée Collection Lys, et ses jupes étaient conçues pour ressembler à des fleurs. Pour le soir, il était un partisan des robes de velours.

     

     

     

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, Fath était connu pour ses jupes amples qu'il avait conçues pour permettre aux femmes de circuler à vélo en raison du rationnement. Ses clientes comprenaient Ava Gardner, Greta Garbo, et Rita Hayworth, qui porta une robe de Fath pour son mariage avec le Prince Ali Khan.

     

     

    René Gruau 1945 Jacques Fath & Robert Piguet, Fashion Illustration

     

     

    Jacques Fath 1946 

     

     

     

     

     

     

     

     

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    1940

     

     

     

     

     

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    Elégance 1940

     

     

     

     

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    1940

     

     

     

     

     

     

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    Vintage 1940s Evening Gown Silk Pane Velvet Ivory Satin, velvet tendrils appliqued to skirt.

     

     

     

     

     

     

     

     

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