• La mode sous l’occupation, de la frivolité à la résistance

     

     

     

    MODE - Tandis que le troisième Reich veut faire de Berlin la nouvelle capitale de la haute couture, être élégant dans la rue est un pied de nez à l'occupant...

    Pour Christian Lacroix, «la première femme qui a dessiné un trait sur sa jambe pour simuler la couture d’un bas a fait un acte de résistance». L’élégance est un pied de nez à l’occupant et un antidote à la morosité.

     

    Le tombé, pour la France

     

    La maison Chanel ferme en 1939, Vionnet en 1940. Elsa Schiaparelli s’exile aux Etats-Unis.

     

    Le Reich veut faire de Berlin la nouvelle capitale de la mode et que les petites mains parisiennes y enseignent la couture.

     

    Lucien Lelong, président de la Chambre syndicale de haute couture, s’y oppose.

     

    Grâce à lui, 60 maisons de couture perdurent et 97 % de la main-d’œuvre garde son emploi.

     

    A chaque maison, une attitude. Madame Grès ignore les règles strictes de métrage et crée des modèles tricolores. Marcel Rochas invente le bustier. Jacques Fath est connu pour ses jupes amples. Jacques Heim, juif, est remplacé par un administrateur aryen.

     

    Du chic… et du chien!

     

    La mode de la rue s’adapte à la guerre.

     

     

     

     

     

    L’hiver 1940 voit le début de l’épidémie de turban, commode pour le travail en usine.

     

    En 1941, chaussures et vêtements sont rationnés.

     

    De 1940 à 1944, les épaules s’élargissent, les robes et jupes raccourcissent, la taille soulignée. Le port du tailleur, du pantalon, de la jupe-culotte et le sac en bandoulière, adaptés à bicyclette, se démocratisent.

     

     

     

     

    Par provocation, les Zazous paradent dans des tenues coûteuses:

    vestons longs et cintrés, pantalons larges, chemise à col empesé, cravates minuscules.

     

    Le port de l’étoile jaune avec la mention «Swing» ou «Goy» conduit certains à Drancy.

     

     

     

    «Les ressources d’une femme de goût sont infinies», clame Mode du jour dans son numéro du 9 octobre 1941.

    Place au système D, on détourne tout: des tissus d’ameublements aux rubans en passant par les poils de chiens.

     

     

     

    Place à l’esprit de résistance aussi, de la cocarde planquée dans la doublure à la broche tricolore en passant par le sac à double fond pour dissimuler des tracts.

    «La Symphonie des semelles de bois»

     

    Faute de cuir, le «tap-tap» des semelles compensées en bois ou en liège raisonne sur la chaussée. Faute de bas, les chaussures mannish s’acoquinent aux socquettes.

     

     

     

    Les gants et les chapeaux compensent l’impossibilité de changer de garde-robe, les foulards véhiculent la propagande de Vichy.

     

    En débarquant, les GI’s américains apportent dans leurs bagages le bas nylon, le jean et le modèle américain de consommation de masse.

     

     

     

     

     
     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    « MODE sous l'OCCUPATION MADELEINE VIONNET »
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